13/07/2026• Actualités - Orange
Propos racistes contre l'équipe de France : l'ancien Premier ministre espagnol déclenche un tollé mondial
Après les propos polémiques à caractère raciste de l’ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy contre l’équipe de France, plusieurs personnalités sont montées au créneau. C’est le cas du président de la FFF qui a condamné des « propos intolérables », mais également de l’actuel chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, et de deux joueurs de la Roja.
C’est une sortie qui ne passe pas. À quelques heures de la première demi-finale de la Coupe du Monde qui opposera la France à l’Espagne, l’ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy est au coeur d’une vive polémique. Comme le rapportent nos confrères du Parisien, l’ancien chef de gouvernement (2011-2018) a publié une chronique dans le quotidien conservateur El Debate dans laquelle il égratigne les joueurs de Didier Deschamps. Revenant sur le parcours des Bleus dans la compétition, Mariano Rajoy a ensuite estimé dans son écrit que l’équipe de France dispose "d’un effectif de très haut niveau […] sans aucun Français".
Face à de tels propos, le président de la FFF n’a pas gardé le silence très longtemps. Sur son compte X, Philippe Diallo a immédiatement condamné des propos qui "comportent des relents de racisme intolérables". "Nos joueurs n’ont aucun certificat de nationalité à recevoir d’un ancien Premier ministre espagnol. L’équipe de France est l’équipe de France", a-t-il encore insisté.
Son message, largement salué, a également fait réagir l’ambassade de France en Espagne qui a tenu elle aussi à mettre les choses au clair. "Sur 26 joueurs, 23 sont nés en France. Les trois nés à l’étranger sont également français", a-t-elle tenu à préciser.
Les joueurs espagnols montent au créneau
Alors que les propos de Mariano Rajoy ont provoqué un tollé en France, il en est de même de même en Espagne où l’ancien chef politique a été désavoué par son successeur, Pedro Sanchez, qui, dans un post sur X a estimé que son prédécesseur "déshonore l’Espagne par ses propos xénophobes". "Il y a encore des gens qui mesurent le sentiment d’appartenance à l’aune du nom de famille, du lieu de naissance ou de la couleur de peau […] France, rendez-vous en demi-finales. Que le meilleur gagne et que le racisme perde", a fustigé l’actuel chef du gouvernement espagnol.
Cette sortie raciste a également été dénoncée par des joueurs de la Roja. Au micro de DAZN espagnol, Borja Iglesia n’a ainsi pas caché son exaspération face à de tels propos. "Cela m’étonne qu’on en soit encore là car la vie et la société sont désormais multiculturelles. Chacun est différent, notre richesse est là", a estimé l’attaquant de l’équipe nationale espagnole. Même son de cloche du côté de Pau Cubarsi. "S’ils jouent pour l’équipe de France, ils sont français au final, quelle que soit la couleur de leur peau. En fin de compte, il faut faire preuve de tolérance envers tout le monde", a expliqué le défenseur du FC Barcelone auprès de la radio catalane RAC 1.